Expo| Kat

Cela fait près d’un an que l’on peut voir une nouvelle artiste dans les rues de Montréal. Elle nous a gratifié de wheatpastes très poignants et très symboliques. L’art de Kat se distingue à Montréal, part un caractère très engagé. Elle se positionne pour la défense des animaux. Lorsque vous la verrez dans la rue, vous remarquerez des marionnettes désarticulées avec des masques d’animaux. Peut-être nous attardons-nous plus lorsque les souffrances des animaux sont vécues ou interprétées par les humains ?

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Il n’est de doute que l’art de Kat sait déranger et provoque un second regard sur ses œuvres. Si Kat a toujours dessiné, son style aura énormément évolué. Passant d’une phase très trash et gore, elle s’est rendue compte que la violence ne dégoute même plus, nous sommes tous trop habitués. Voilà pourquoi elle nous offre des œuvres plus subtiles, révélant moins de sang ou de visages torturés et plus d’œuvres travaillées, le papier brulé, découpé, cousu, etc. En effet, Kat préfère le papier à tous les autres médiums. Avec le wheatpaste, elle peut s’efforcer de produire une œuvre unique et originale à chaque fois, puisque oui, chaque œuvre que l’on retrouve dans la rue est unique et contient des dizaines d’heures de travail. La rue représente une grande galerie, et l’œuvre, selon Kat, doit être à la hauteur de ses propres attentes puisqu’elle expose directement dans la rue, à la vue d’un très large public.

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Elle a également participé à la dernière exposition de la galerie Fresh Paint en Octobre/Décembre dernier. D’une beauté incroyable, il y avait un message global à comprendre. Une ambiance de cirque, un zèbre, un éléphant, un lapin et un tigre. Des confettis, une baguette magique et un chapeau de magicien. Surtout, des chaînes, une trompe avec une plaie et des points de suture, un œil manquant, etc. Des détails qui semblent dresser le portrait sordide de la vie de cirque. Cette œuvre évoque la cruauté envers les animaux qui est effectuée derrière les chapiteaux. Sur les billets d’entrée l’on pouvait remarquer des tâches de sang, « Tous les animaux ont été volontairement retirés de leur environnement naturel et torturé par nos soins », Enjoy your visit. Kat, ce chat des rues, veut provoquer la réflexion part l’art, ce qu’elle faisait depuis des années, elle le fait maintenant pour le plaisir de nos yeux et dans la rue. De sa fresque à la galerie Fresh Paint, elle aurait aimé ajouter un magicien, détenteur des chaînes et professionnel de l’illusion. Malheureusement, elle n’a pas eu l’espace nécessaire pour ajouter ce maître des tortures dans sa fresque. Malgré tout, son œuvre était d’une beauté poignante. Sa technique mélange son talent de peintre et d’illustratrice par le wheatpaste qu’elle a su incorporer dans son œuvre.

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Il faut apprendre à lire les messages et les indices que les artistes laissent pour nous le publique, ça nous permet de comprendre leurs œuvres, mais surtout l’ambiance qu’ils tentent de créer. Lorsque vous verrez les wheatpastes de Kat dans la rue, attardez-vous sur la qualité de l’œuvre, le message qui y est véhiculé et le talent de cette artiste. Elle nous réserve plusieurs surprises et c’est à nous d’en prendre conscience ! Pour une première participation à la galerie Fresh Paint, elle a su nous impressionner par sa personnalité, son talent et la profondeur de son oeuvre. À bientôt Kat !

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Expo | Mono Sourcil

Permettez-moi de vous présenter Mono Sourcil, une jeune artiste-muraliste qui compte plus d’une corde à son arc, et que j’ai eu l’occasion de rencontrer pour une petite entrevue dans le cadre de sa dernière exposition à la  galerie Fresh Paint.

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Fresh Paint: D’où te vient ton nom d’artiste? Pourquoi Mono Sourcil?

Mono Sourcil: Ca m’est venue comme ça. J’aurais pu choisir de me faire appeler moustache ou bien grain de beauté ou un autre truc dans le genre. J’ai l’habitude de m’imposer des contraintes dans mon processus de création, ce qui fait que le style de mes personnages peut totalement varier d’un dessin à l’autre. Personne ne peut deviner que tout ça vient d’une seule et même personne. Il a donc fallu que je trouve un point commun que je pourrai incorporer à chacune de mes œuvres, une signature en quelque sorte. Mais je ne voulais pas un truc trop voyant comme par exemple une moustache. Le nom Mono Sourcil fit bien la description, c’est quelque chose d’assez discret et unisexe, ce qui fait que je peux aussi bien dessiner des hommes que des femmes, même si je préfère généralement les représentations masculines.

FP: D’où te vient cet engouement pour les personnages?

MS: Je dois t’avouer que je ne sais pas trop (rires). Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours dessiné des humains même s’il m’arrive quelquefois de faire des animaux. Au secondaire, j’ai traversé cette phase un peu rebelle par laquelle passe tout adolescent digne de ce nom; je me suis mise à dessiner des trucs de plus en plus « creepy ». Arrivée au Cégep, les gens ont commencé à me le faire remarquer, mais je ne voulais pas tomber dans les trucs quétaines. Alors j’ai décidé de me concentrer sur les visages et les mains; qui sont pour moi les parties du corps qui recèlent le plus détails.

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FP: Tu travailles sur différents type de médium, quelle est ta surface préférée?

SM: C’est difficile car je travaille dans différent styles d’art visuel; que ce soit de la peinture ou de la sculpture en argile, comme en papier-mâché. En ce qui concerne le street art mon médium préféré reste de loin le bombing. Même si je fais pas mal de stickers en ce moment. Ca fait environ 6 ans que j’en fais; au début il s’agissait juste de tagger des trucs random au sharpie dans les bus de la RTL. Puis j’ai été initiée à la bombe quand je suis venue vivre à Montréal. Ça m’a toujours attiré mais je ne m’y étais jamais vraiment essayée, parce que ce n’est pas quelque chose de très accessible à Longueuil.

FP: As-tu eu l’occasion d’expérimenter d’autres styles de bombing ?

MS: Pas vraiment, bien que je commence à en faire de plus en plus; je n’ai jamais vraiment été attirée par le lettrage (et le trip d’écrire son nom partout pis tout). Peut-être parce que j’ai commencé à graffer assez tard. La première année ce n’était pas top parce que je n’avais pas les bonnes canettes. Puis j’ai découvert Hardcore et MTN et après un certain temps; j’ai commencé à être de plus en plus satisfaite de mon rendement. Maintenant j’utilise de la 94 basse pression. Certains diront qu’il y’en a de meilleure pour le bombing mais c’est ce qu’il y a de plus efficace pour faire les lignes courbes et les petits détails de mes personnages.

03FP: Quelles sont tes principales sources d’inspirations?

SM: A la base je m’inspire beaucoup des détails du quotidien, les visages que l’on croise dans le métro, les interactions entre les gens qui font les scènes de la vie de tous les jours. Au niveau du style; j’ai toujours aimé les dessins animés comme « Beavis et Butthead » ou encore « Ren et Stimpy ». J’imagine que cela a dû m’influencer d’une manière ou d’une autre. Au niveau des artistes; et bien je n’ai jamais vraiment étudier un artiste de A-Z, mais en ce moment je suis beaucoup  Aryz  sur Instagram

FP: Pourrais-tu nous en dire plus sur ta démarche artistique?

SM: J’ai toujours dessiné aussi loin que je me souvienne. Ça a toujours été une passion. Au début je faisais dans le glauque et le trashy, puis au fur et à mesure que j’avançais dans mon parcours scolaire, j’ai commencé à minimiser les excentricités de mon style mais tout en essayant de le garder authentique. Je ne suis pas le genre d’artiste qui va se contenter de faire de l’esthétiquement beau rien que pour plaire à la masse. La démarche artistique de Mono Sourcil est plus basée sur les angoisses et le stress qui pèsent sur notre société.

FP: Pourrais-tu nous en dire plus sur ton exposition  à  la galerie Fresh Paint?

SM:La murale représente la routine un peu glauque des travailleurs. Quand j’ai commencé je faisais souvent des représentations de fonctionnaires et de cols blancs à qui j’aimais donner des airs d’hommes d’affaires stressés avec des doigts crochus et un air crispé pour représenter l’atmosphère glauque et angoissante dans laquelle on vit. Aujourd’hui on a l’impression d’être mais ce n’est pas vraiment le cas. Je ne pense pas qu’on soit venu au monde pour payer des factures. Quand je vois certaines personnes faire une croix sur leurs passions pour gagner leur vie, je me rends compte qu’on est tous pris dans un moule. Je voulais représenter ce quotidien qui est un peu celui de monsieur tout le monde. J ’y ai aussi glissé quelques robots pour représenter le conformisme dans lequel certaines personnes choisissent de s’enfermer. Ainsi que quelques  monstres pour illustrer la petite bête qui someille en chacun de nous et qu’il nous faudrait faire sortir une fois de temps en temps.

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Expo| IamBatman

What’s the first thing we see walking in the door of the Fresh Paint gallery? BANG! WOW! KA-POW! IamBatman comes back for yet another collaboration with the gallery, this time surrounding you with what looks like a life size comic book strip, making you feel like a character in it.

Since she was influenced by comic books ever since her youngest of age from her father’s vast collection (which occupied many of the closets in her childhood home, including her own), it should come as no surprise that her exhibition turned out the way it did. Although, even the artist herself had no idea that this is what her exhibition would look like- until she actually got to the gallery to start her work. She leaves room for growth and expansion in her work, never having a preconceived idea or plan of what she will create, enabling her to steer clear of creating art to satisfy other people and to stay true to her emotions.

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Having grown up in a very creative family, art has always been part of IamBatman’s surroundings and creativity always encouraged in all its forms. Inevitably, drawing came at a very young age; “In elementary school I would draw on everything. My grade 5 teacher actually encouraged me to draw on my desks in class.” In high school, she would tag and draw secretly, never being doubted thanks to her “good kid” reputation. For her, street art has always been just another medium for making art, a “bigger, brick covered canvas”. Once she got in art school, she focused more on developing her skills instead of playing around in the streets.

Her involvement with the gallery started when Sterling approached her at one of her exhibitions after hearing about her and her work. He asked her to bring her art to the gallery walls- and it spirals form there; countless nights painting at Beaux Degats battles (the gallery’s monthly live art battle at the Foufounes Electriques), Under Pressure festival three years in a row, and this will be her second time exhibiting at the gallery. Come take a closer look before it’s gone!

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Expo|Stranger Familiar

On parle énormément de féminisme dans l’art depuis quelques années. Les femmes reprennent les luttes, prennent conscience de leur pouvoir, de leurs capacités et de leurs talents. Ilichna Morasky fait partie de ces femmes inspirantes qui colorent Montréal. Il y en a beaucoup, on est choyé! Ce qu’il y a de particulier avec Ilichna, c’est la façon dont tout autour d’elle émane d’une énergie forte et positive.

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D’origine chilienne, elle est arrivée à deux ans au Canada pour s’établir avec sa famille à Toronto. Ce n’est que depuis quatre ans que nous avons la chance de l’a voir s’épanouir dans notre ville. C’est sous le pseudo Stranger Familiar que l’on retrouve ses performances. Stranger Familiar, de ces choses douces et agréables qui nous sont familières, elle ajoute une touche awkward, dérangeante, s’harmonisant dans des œuvres qui lui sont propres. S’il existe un certain présupposé sur les artistes, c’est bien que ceux-ci sont de nature renfermée, timide et peu bavarde. Si ce stéréotype est absolument absurde, Ilichna Morasky serait la personne nommée pour contredire cette présomption. L’artiste qui s’est présentée à la galerie Fresh Paint au début du mois d’octobre afin d’entreprendre sa première fresque, n’était autre qu’une femme curieuse, motivée, joyeuse, pleine d’entregent et prête à relever un défi personnel. Ce mur des curiosités (d’une beauté inspirante et apaisante) est très organique. On peut y voir le désir que l’on a de collectionner et acquérir de la beauté, s’approprier de la nature, car celle-ci se trouve à être si pure. Pourtant, dans le désir de possession subsiste l’idée de dénaturer cette beauté même, en la retirant de son environnement, là où tout son éclat pouvait resplendir. En regardant la fresque de Stranger Familiar sous un autre angle, on comprend qu’elle aura voulu créer un mur où, même les éléments dénaturés, de par leur beauté, créait dans ce nouvel environnement, une nouvelle ambiance.

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Sa première participation à la galerie Fresh Paint est reliée à un autre de ses talents, la confection de bijoux. Elle avait participé à un marché en vendant de ses créations et c’est maintenant par son talent en peinture que l’on a pu l’a découvrir.

“Stop apologizing for nothing, make your own place in this world and trust yourself “

En tant que femme, elle aura subi énormément de pression sociale, intégrant une peur artistique. Elle peint et dessine depuis toujours, mais quelque chose manquait à son épanouissement. C’est au moment où elle s’est rendue compte qu’elle n’était pas satisfaite de son emploi qu’elle prend résolument la décision de s’écouter et de se lancer dans ce qu’elle avait vraiment envie de faire, de la musique. Le «Why not me?» que l’on se pose tous, elle a décidé de l’appliquer et de plonger dedans. Après plus d’un an d’apprentissage, de création, de persévérance, de motivation, elle sortira son premier Ep, Fire under water, le 19 décembre prochain à the Plant. En faisant sa connaissance, on a droit à une inondation directe de rires, de joie, de fascination et de bonne humeur. Sa force créatrice est telle que rien ne l’arrête plus, ni les défis, ni l’inconnu, ni la peur du jugement. Elle s’apprête à voyager au Chili dans l’intention de se nourrir de la culture dans ses différents projets créatifs, autant dans la confection de bijoux, dans la peinture que dans la musique. Elle est couramment approchée, surprise et fière d’elle-même à chaque fois. 

Listen to your inner voice, you know it’s there but it’s easy to let others shroud it with noise so pay close attention. Be strong and confident because you are worth it. 

Ilichna Morasky est une femme et une artiste inspirante. Prête à relever les défis, elle a su embrasser son talent armé de son courage et de sa passion pour nous offrir une fresque incroyable. L’un des plus beaux messages que l’on pourrait donner à des femmes, c’est l’inspiration. C’est ce qu’offre Ilichna par sa volonté, sa force de vivre, son art diversifié et vibrant, sa bonne humeur et sa détermination.

The Fusion of Paulie, Mos Geez, and Ectoplasm

When artists Paulie, Mos Geez, and Ectoplasm get together to collaborate on an exhibition, they end up creating a space where your mind can indulge in the combination of three very different, yet equally creative and intriguing works. Each of these artists has known each other for many years, having met through common friends or art exhibitions.

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Ectoplasm began her journey in the arts at a very early age, encouraged by her mother’s love for it. Once she moved to Montreal from France in 2009, she started drawing more consistently, meeting a good community of artists, and did exhibitions at the gallery Usine 106u (where she and Mos Geez met). She later took her art more seriously, progressing her style to what she now has, some of which is displayed at the gallery. Bodies floating on the walls, extremities morphing into substances that meet Mos Geez’s bright distorted creature on the left, and Paulie’s human hand on the right.

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Mos Geez is a multidisciplinary artist who started off with dance, music, and drawing. She decided to stick with the arts once she reached college, where she ended up understanding her emotions through painting. What strikes her most are images that are disturbing, provocative, surrealist, and shock viewers. Her inspiration comes from these types of images, along with, most powerfully, her emotions.

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Paulie has been making art since a very young age, constantly drawing and experimenting until today. In France she studied literature, graphic design, and went to art school later on where she mostly studied contemporary art. After being in Montreal for awhile, she got back into making art when her friend Lapin came to visit her (an artist who has also collaborated with the gallery many times), during which time they would roam the streets, doing murals and graffiti in Hochelaga (and during which time she discovered Fresh Paint gallery!). Expressionism, geometry, and conceptual art are her main inspirations.

To bind the installation together, the artists decided to give it the theme of a forest. Each of these artists has already worked with the gallery at least once- Paulie has participated in Beaux Degats before, her first one being in 2011, and has done a collaborative exhibition at the old location of the gallery; Mos Geez has done Under Pressure two years in a row, Beaux Degats, and the Queens Creation exhibition earlier this year; Ectoplasm has done Beaux Degats and Queens Creation.

Whether or not you have already encountered these artists’ works during one of the Beaux Degats or exhibitions, a visit will be well worth your time to see the result of the combination of three very creative artists works.

Ectoplasm | Mos Geez |Paulie Heart

EXPO| Maliciouz

Aujourd’hui je souhaiterais attirer votre attention sur Maliciouz, jeune graffeuse / peintre montréalaise, à la technique avant-gardiste des plus engagée, basée sur la quête identitaire de tout un chacun. L’artiste d’origine haïtienne m’a accordé une petite entrevue dans le cadre de sa dernière exposition qui a lieu, en ce moment même, à la galerie FreshPaint, au 221 st Catherine est.

Fresh Paint: Que signifie ton nom d’artiste?
Maliciouz: Mon pseudo m’est venu après avoir pris conscience des imperfections qu’il y a en chacun de nous, les êtres humains. Tel que les préjugés et autre stéréotypes péjoratifs que nous entretenons. De ceux-ci découlent bon nombres de défauts tel que la malice, l’orgueil et nous empêchent d’exploiter à 100 % toutes les énergies positives qui nous entourent.

FP: Pourrais-tu nous expliquer ce qu’est L’Afro Urban Art?
M: Si j’utilise ces termes pour décrire mon art, c’est parce que la plus part de mes œuvres ont un lien avec mon identité afro (d’origine africaine). L’urbain c’est parce que j’utilise essentiellement des techniques de graff, que les bombes aérosols dans la composition de ces œuvres. Ma démarche artistique me vient de ce combat que chaque être humain est amener à mener au moins une fois dans sa vie; renouer avec son moi intérieur (être d’origine), qui ne ressemble pas forcement au modèle.

FP: Quelles sont tes principales sources d’inspiration?
M: En ce qui concerne mes sources d’inspiration, j’en ai plusieurs mais les principales sont mes racines, ma culture mais aussi tout ce qui se passe dans le monde, tout ce que l’on peut voir dans les médias. Mais il s’agit aussi de préserver ce lien, qui s’appauvrie tous les jours. C’est pour cela que mes œuvres sont principalement des représentations de mère nature.

FP: Sur quels  types surface travailles-tu?
M: J’essaie d’utiliser differents types de medium pour propager mon art. Ca peut aller de la toile traditionelle au body painting. Mais si je devais choisir je dirais que ma surface préférée reste les murs anonymes que l’on peut trouver dans les rues et les ruelles.

FP: Qu’est ce qui fait de la rue ton atelier de prédilection?
M: Ce que j’aime avec les murales c’est la façon dont elles envahissent le champ de vision des passant. Physiquement l’œuvre est plus grande que l’artiste, cela me permet de m’immerger complètement dedans. Car l’art c’est aussi mettre ses talents au service de quelque chose de plus grand que soi. Mais ce que j’adore surtout c’est que lorsque tu peint à l’extérieur, tu n’arrêtes pas de bouger; de haut en bas, de gauche à droite et vice versa. C’est comme si la bombe devenait le prolongement de ton corps.

Je préfère travailler sur des murs légaux car bien que je sois graffeuse, je suis avant tout une artiste, pas une vandale. La priorité étant de faire passer le message à travers mes œuvres, il est donc primordial de pouvoir les retravailler jusque être satisfaite, du fond comme de la forme.

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Today I’d like to bring your attention to Maliciouz, a young Montrealer, graffiti artist and painter, with the most committed avant-gardist technic, flourishing off each and everyone’s quest for identity.

Fresh Paint: What does your name stand for?
Maliciouz: My alias came to me when  I realized all those little imperfections present in us humans. All those preconceived notions and stereotypes that we all hold. Many of our flaws stem from these, such as pride and malice, preventing us to fully exploit the positive energies that surround us.

FP: Could you to us explain what’s Afro Urban Art?
M: If use these terms to describe my art, its because a lot of my pieces tie into my Afro identity (African identity). “Urban” because I mostly use graffiti techniques, and aerosol cans during the making of my art. My artistic approach comes from this battle that will all have to lead at some point in our lives; to reconnect with the me inside (the original being) that may not look like the model we base ourselves on.

FP: What are your main sources of inspiration?
My inspiration comes from different sources, but my roots would be the main well, and my culture too as well everything that happens in the world, everything we see in the media. However, its also about safeguarding our sacred link with nature, which weakens every day. This is why most of my pieces portrays Mother Nature.

FP: On what kinds of surfaces do you work?
M: I try to work on all kinds medium, such as the traditional canvas or the human body ( body painting). But if I were to choose I’d say that my favorite playground is the street.

FP: Why are the streets your go-to workplace?Do you prefer legal walls, or underground scenes?
M: What I like about murals is that they completely seize the attention of passers-by. The art is physically bigger than the artist, and that enables me to completely submerge myself into it. Art is  also about using your talents for the greater good, towards something bigger than you. However what  I adore the most is that, when you paint outside you don’t stop moving; up down, left and right. It’s as if the spray-can becomes an extension of your being.

I prefer to work on legal walls, because although I’m a graffiti artist I am before all an artist, not a vandal. The priority is to share a message, through my work, and as such it is important for me to be able to constantly work on them. Until I’m satisfied.

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Expo| John Lanthier

John Lanthier is a French Canadian artist who will be showing at Fresh Paint for two months. While he is showing a variety of his works from different times in his career, the majority of what the viewer will see is Lanthier’s hand project. Lanthier has been tracing people’s hands and turning them into works of art which reflect a different representation of their person than a traditional portrait since childhood.

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Fresh Paint: Why did you want to do the hand project?

John Lanthier: I’ve been doing them ever since I was a kid. I grew up in Southeast Asia, where Henna is a big thing. I always loved the smell of it, you could make patterns on the hand, and it would stay there like a temporary tattoo. Just the patterns, the temporality of it, the whole personal engagement between two people. One person’s sitting there talking, getting decorated, the other person transferring their ideas onto their body.

Do you think about the person whose hand it was when you draw the hand?Absolutely. That’s definitely part of the process. I used to have difficulty as a teenager, trying to master the art of drawing things realistically, perfectly. I just drew so many that at a point, I figured out some sort of abstract way of conveying the hand.

Talk to me about your childhood.
 I was born in Pakistan. My parents both still live there. They run schools for deaf children and do community service and volunteer work out there.

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How do you think your parents’ missionary work influenced your art?
I like the idea of social engagement. Thing that can be interactive, like the hand project which anyone could take. It’s a very familiar act. When I ask people, whether they’re my friends or just random strangers in the metro, if they want their hand traced they’re always like, “Sure!” Many of them, near the end will ask me what it’s for. Nobody’s said no yet. The idea is to make an alternate way of describing an individual besides a realistic portrait of their face. If I were to ask a stranger “Can I draw your face?” it’s a little more of a temporal act. It’s more invasive, it’s senseless categorizing people. It’s assigning them some sort of personality, a projection from their physical traits, their personality, their gender… Everyone’s got [a hand]. This could be Barack Obama’s hand, or they could all be my hand.

Tell me about your current artistic direction, ‘Hyperdoodling.’
Hyperdoodling is sort of an escape. For a while I was doing all this research for university into social issues and artists who work with that kind of thing. Because I come from this background of community service workers and I’ve been spending all my life trying to help people fix society and I saw myself trying to do that through my painting, and it’s kind of pointless, as opposed to what I could do in the real world. I didn’t want to be one of those artists who thinks they’re doing their share because they’re doing paintings about starving children. At the same time, I discovered quite a few other really great artists but especially this one in Montreal, Manuel Laflamme. That’s sort of their thing, pop culture, dark, satirical, logo, dreamscapes.

Anyone can doodle. I can collaborate with anyone, strangers at a bar will say “Hey, that’s cool,” and I’ll invite them to come draw with me. It’s a level playing field, everyone can doodle, it’s all hyperdoodling. It’s all about the process, not the product. Constantly striving to push that rock up the hill.

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You seem to have a very non-finalistic perspective on life.
I think that [thinking only of your final product] is an unhealthy trait, especially for artists, because otherwise it all becomes a linear dash to success in some fancy gallery. It’s sort of a series of points–you go to art school, you get your Master’s, you teach… I don’t know what I’m going to be doing with my life for the next couple years, but it’s about every moment. Hyperdoodling is about using what time I have to do what I can. I’m trying to be the most prolific artist, or creator, ever. Just make stuff, you know, whether it’s dancing or food or experiences.

How did your studies influence your art?
I loved school. I was homeschooled as a child, we traveled a lot. So being with small groups of friends and being around books helped me learn to study by myself which is good for when you get into university. In the end, it’s what you remember and take away from it, and put back into your life. A lot of my teachers were very progressive and very open to conversation. My painting teachers let me pursue my personal direction in a lot of my classes. One of them let me paint guitars the whole year. He said, “So you have a business, you paint guitars. Okay, you can do that in class.” (Laughs) I studied painting and art history.

Tell me about your company, Guitart.
That came out of my old job which was as a graphic designer for sales, and I was working in the same office with a guy called Dwight who had a lot of guitars. Dwight is my business partner, he has a lot of experience in sales, he loves collecting speakers. He’s on a business trip right now, and he’s the one with the car, so all this stuff here [at Fresh Paint], I brought through the metro. I did that with all my shows. It’s my idea of a workout.

04What message are you trying to communicate with your current exposition at Fresh Paint?
I wanted to show the hand project in its various stages of progressiveness. I won’t say completion because it challenges the idea of completion. It’s all the artist’s perception. I’d be imposing my idea of perfection on people by telling them whether it’s finished or not. There are some [hand paintings] that have more white in them, and I do intend to cover that with colour, but that doesn’t mean it’s not good right now as it is. Just because you’ll be smarter tomorrow doesn’t mean you’re a dummy today. I wanted people to look extra hard into them. That’s one of the reasons I put so much detail into them, because art these days, in the age of mass reproduction… People look at a little image on their phone, on Instagram or Facebook, and they think they got the idea of the art, that they experienced it because they saw it like that. But no, it’s not the same at all. So I try to pack so much detail into these [drawings] that you cannot virtually comprehend it, you have to see it in person. Before I had these all on the wall, it was just a stack. And I work on them all at the same time, so if I have a pink marker I’ll do a little bit of pink here, a little bit of pink there. So I don’t get bored. It’s always flowing from me, because if I lose my excitement with blue, I’ll change to green, and so on. Once you get the idea that they’re hands, you think about how John met this person, and who they are.

I want to know which one’s mine.
I haven’t done yours yet. (Laughs)

 

Expo | Kristofer Dompierre

« Ce n’est pas juste trash, c’est vraiment jouer avec la laideur et la beauté. »

– Kristofer Dompierre

La plus récente exposition de Kristofer Dompierre met de l’avant des visages remplis d’émotions qui semblent tous fondre. De douleur? De peur? De folie? Rien de moins clair. La seule chose dont on peut être certain, c’est l’aspect trash qui nous frappe fort et sans avertissement. Malgré l’aspect « macabre » donné aux oeuvres, le spectateur est curieux. Il y a un petit quelque chose qui capte l’attention, qui donne envie de se planter devant les personnages et de les fixer, un peu comme on fixe une bête de cirque.

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Ce qui rend l’univers de l’horreur et du macabre par moments si intrigant, c’est la capacité à celui ou celle qui le produit de provoquer une incertitude émotionnelle chez le spectateur. Provoquer non seulement un sentiment de peur, de dégoût ou de malaise, mais en plus, créer une émotion complètement inverse au même moment. Les films expérimentaux de Salvador Dali ou encore le film Silent Hill en sont des exemples parfaits: l’art du macabre qui y est exploité est si bien visuellement produit que malgré la peur, le dégoût, les frissons ou les sueurs froides, la curiosité humaine prend le dessus et le spectateur ne cesse de regarder. Les oeuvres de Kristofer Dompierre, dans toute l’ampleur de leur recherche et leur beauté artistique, projettent tout comme les films d’horreur une réalité plutôt inconnue de l’oeil humain. On ne se promène pas sur la rue Sainte-Catherine en croisant des gens à qui le visage fond! Susciter des réactions, c’est exactement ce qui intéresse Kristofer, autant en peinture qu’en art de performance.

L’intérêt pour l’art s’est développé chez Kristofer Dompierre pendant son adolescence, alors qu’il dessinait sur les bureaux et dans ses agendas. Il a ensuite entrepris d’illustrer des pochettes d’albums de bands hardcore, métal et punk. Ses études se sont poursuivies en arts visuels au CEGEP de Jonquière pour enfin revenir à Montréal et entreprendre un BAC en arts visuels et médias. Le jeune artiste actuellement en arrêt d’études en est à sa deuxième collaboration avec la galerie Fresh Paint et l’exposition montée pour l’occasion est pour le moins impressionnante. Sur son mur peint en noir, un portrait géant au visage fondant est accompagné d’un chaos de mots et de phrases, « des pensées qui me viennent comme ça », dit-il. Affichées également près du portrait géant, on retrouve quelques toiles mettant en vedette d’autres personnages à la même caractéristique troublante. Questionné quant à son inspiration pour la série aux visages fondants, il me répond que parfois, « les erreurs ou la chance font bien les choses ». Dans ce cas-ci, sa ré-expérimentation avec le pastel gras sur toile lui aura plu et ce qui devait être à l’origine que deux petites toiles, est devenu matière à exposition grand format.

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Les influences artistiques du jeune artiste de 25 ans proviennent d’un peu partout à la fois, mais il cite quand même au passage Pablo Picasso, Andy Warhol ainsi que l’époque Baroque de manière plus générale. Tout, dans l’art de Kristofer, est une question de détail. Il accorde une importance énorme à bien faire les choses. Il fait d’ailleurs la remarque qu’à l’époque, l’éducation artistique était entièrement différente. Aujourd’hui, on remplace ou améliore de vieilles techniques et on utilise de nouveaux médiums, mais l’avancée technologique ne fait pas tout. Les gens abandonnent beaucoup plus facilement face à l’adversité. Kristofer Dompierre est plutôt de ceux qui s’assoient plusieurs heures d’affilées pour sans cesse parfaire de nouveaux apprentissages. C’est ce qui selon lui, lui permet de peindre n’importe quoi. Sans toutefois jamais s’obliger à peindre, il voit en chaque jour une occasion de se surpasser. « Ce n’est pas quelque chose que je fais toujours [peindre], mais c’est quelque chose que je n’ai pas besoin de me sentir forcé de faire. Quand j’en ai envie, je le fais. »

C’est pourquoi la grande majorité du temps, ses personnages projettent un autoportrait de l’état mental dans lequel il se trouvait pendant la création. Les visages qu’il créé ne sont pas physiquement identiques au sien, ce n’est pas un autoportrait au sens propre. Pour Kristofer, peindre est libérateur – ce sont ses émotions et ses états d’esprit qui se transposent donc le plus dans ses oeuvres. «Tu te laisses aller, surtout en en grand format comme ça. Je pense qu’il n’y a rien d’autre dans la vie qui me fait sentir aussi bien d’avoir fait quelque chose fait de mes mains. Il faut que tu le sentes [faire de l’art], sinon tu ne le fais pas pour les bonnes raisons.»

Et pourquoi créer si à la base on ne le fait pas pour soi? D’accord, il faut gagner sa vie, mais si ce qui est produit n’existe qu’en fonction de la réponse du public, peut-on vraiment dire que l’art est véritable?

L’exposition de Kristofer Dompierre est en cours à la galerie Fresh Paint et l’expérience en vaut le détour… ne serait-ce que pour vous laisser aller face à l’inconnu et découvrir le talent  artistique québécois avant qu’il ne s’envole vers de nouveaux horizons.

Kristofer Dompierre | IG | Facebook

 

Le sticker, du street-art rapide et efficace.

L’espace Fresh Paint se caractérise par des valeurs et des principes qui ont pour but de supporter le streetart ainsi que toutes les autres cultures alternatives. À cet effet, le Sticker-art soit tout simplement une image ou un message via la surface d’un autocollant, commence à prendre sa place dans l’art urbain et vaut la peine qu’on s’y attarde. En effet, certains considèrent le sticker comme étant une des catégories du post-graffiti…

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L’origine du sticker

Dans les premier temps, les stickers dans les rues voient le jour comme moyens d’expression et se voit principalement utilisés pour exprimer un message ou une allégeance politique pour les parties ou des idées d’extrême gauche la plupart du temps … Très tôt ce moyen s’avère beaucoup plus efficace qu’une affiche et permet déjà une grande possibilité de supports (Boîtes aux lettres, Panneau de signalisation, Poteau de clôture, salle de spectacle etc…) Par la suite, les artistes finissent de fil en aiguille par également adopter ce médium pour sensiblement  les mêmes raisons. De plus pour les graffeurs, il s’agit d’une alternative intéressante étant donné que l’acte d’apposer le sticker se veut plus rapide et moins risqué que les bombes aérosols…et l’amende qui peut en découler se trouve moins salés.

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Le sticker et le Street-Art

Du coté du streetart,  les artistes peuvent y imprimer leur œuvres de façon accessible et économique.

En effet, les artistes peuvent par exemple utiliser un support en vinyle ou tout simplement un support papier. Les graffeurs vont utiliser notamment des papiers stickers récupérés dans des établissement sociaux tel que le fameux “Hello My name is“ récupérés des colloques qui est désormais célèbres  dans la rue. De plus, il est intéressant de constater que les artistes utilisant le sticker peuvent réussir avec une méthode de collage des feuilles de vinyles à arriver à un effet de 3 dimensions. D’emblée, le phénomène du sticker est intéressant par rapport au phénomène d’échange que les artistes peuvent se faire entre eux pour étendre leur distribution. Ainsi, il n’est pas rare qu’un sticker d’un artiste soit apposé à un endroit ou même un pays qu’il n’a jamais visité…

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MTL et le sticker

Du coté de MTL,  on retrouve l’exposition internationale de Stickers MTLSLAPS qui compte désormais 2 éditions à son actif. Effectivement, l’organisation ANEW STREET ART qui après quelques initiatives pour le sticker-art,(Flickr, Instagram Boîtes postale etc…) décide de mettre sur pied une exposition pour donner l’opportunité à plusieurs artistes locaux et international de pouvoir présenter leurs œuvres au public. Selon les dires de l’organisateur Jean-Marc, l’événement donne l’occasion pour les artistes de non seulement exposer et échanger leur stickers mais permet également la possibilité de créer des œuvres collectives. De plus, même s’il s’agit d’une exposition à la base, une opportunité est établie pour que les artistes puissent échanger et  réseauter entre eux. Ainsi, cela donne également l’occasion aux artistes émergents de pouvoir discuter avec des artistes “établis“

Pour Jean-Marc, le sticker n’est pas uniquement une catégorie du post-graffiti car il permet de regrouper une palette plus large d’artiste que le street-art comme par exemple, ceux issus du graphisme.  De plus, il fait remarquer que malgré des éléments similaire au monde du graffiti (crews, éthique de territoire etc…) le sticker demeure en quelque sorte moins compétitifs…

Dans l’ensemble ANEW STREET ART se dit impressionné par la quantité et la qualité des artistes qui répondent à l’appel et ce, en acceptant de payer des frais de livraison outre-mer considérable…

En bout de ligne, l’organisation est très heureuse et surprise d’observer des expositions similaires à travers d’autres ville du monde…à un point tel que la prochaine édition aura lieu littéralement à Toulouse en France! Effectivement, étant donné la réponse forte de plusieurs artistes, le phénomène va se déplacer de l’autre côté du pacifique, le ToulouseSlapse!

À cet effet, un appel aux artistes locaux de MTL sera lancé prochainement afin de créer une œuvre commune qui occupera une pièce lors de l’exposition!

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Le Sticker-Art dans les rues de Montréal

En plus de l’exposition, les rues de MTL sont évidemment pourvu de stickers venant de plusieurs artistes.

Tel que mentionné dans un article de Fresh paint, l’emblème El Moot Moot à partir de l’année 2010 a connu forte expansion en Europe et a pris d’assaut le temps d’un été, les rues de la Métropole. Par conséquent, le sticker a évidemment contribué à cette expansion vitesse grand V.  Dans une même ordre idée, les tortues de TurtleCap se sont aisément établis à New-York et maintenant Montréal grâce notamment à l’efficacité et aux possibilité du sticker mentionné plus haut. 

Du coté de l’artiste Miss Me , on retrouve de ses stickers penchant vers un univers mêlant la musique et l’actualité à Montréal mais aussi du coté d’Oakland, Miami, Zurick, New-York, Honk-Kong et plusieurs autres…Il est intéressant de constater que ses stickers revendiquant entre autres le féminisme, l’emprise de la religion, le contrôledu système capitaliste etc..trouvent leur place à travers tous ces endroits du globe…

Également, il est difficile de ne pas remarquer les stickers de l’artiste Positive Creations avec ses personnages tribales tout en couleur. En effet, cet artiste originaire du Pérou qui s’est tout d’abord démarqué en produisant des œuvres via des Skateboard recyclés est désormais en demande pour élaborer le volet artistique auprès de compagnie de skateboard, de pochette d’albums pour des groupes musicale et de design pour des compagnie de vêtements…on peut donc remarquer ses stickers sur un panneaux arrêt stop du plateau Mont-Royal sans pour autant être au courant qu’il s’agit d’un artiste de renommé internationale!

Finalement, un sticker très présent se veut celui du MTL STK, une compagnie de vêtements urbain axé sur la culture Montréalaise. Malgré le fait qu’il s’agit d’une entreprise et non d’un artiste, il demeure intéressant de constater que la démarche se rejoint étant donné que l’organisation permet à des artistes urbain local de participer à la ligne de vêtements. Par conséquent, le sticker sert également d’un outil de promotion urbain visant à mettre l’emphase sur des artistes issus de ce créneau.

01En résumé, le sticker est apparu dans les rues à la base pour exprimer un message et des idées d’allégeance politique la plupart du temps. Avec un résultat efficace, peu risqué et aux multiples possibilité de support, les artistes ont fini adopter cette plate forme et le phénomène est tel qu’on le connaît aujourd’hui. Effectivement, l’exposition du Sticker organisé par ANEW Street Art à Montréal ne s’entendait pas au départ à concrétiser une exposition avec une une réponse aussi forte des artistes.

De plus, le sticker-art possède une commodité qui amène les artistes à échanger leur œuvres mais également à les exporter de villes en villes mais aussi d’un pays en un autre…Fort heureusement, les rues de Montréal possède désormais aujourd’hui une quantité et surtout une qualité non négligeable de stickers-art. Effectivement, il est désormais normal d’observer du sticker-art mélangé à travers les œuvres en surface wheat-paste et les graffitis…

Toutefois, malgré que le sticker-art présente des aspects plus commode et moins risqués que le graffiti, ce dernier reste toutefois le symbole par excellence d’une contre-culture avec un historique, des traditions, des valeurs et des principes bien établis qu’il serait surprenant qu’il soit un jour complètement remplacé à travers un autre support… néanmoins si le sticker-art permet de soutenir ce dernier de manière complémentaire et ce, en y intégrant des artistes provenant de d’autres milieu, l’art de manière générale y évolue pour le mieux.

Photos: Anew Street Art

Crossing borders 012: SUIKO

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Everyone remembers Hiroshima as being the first city in history to be targeted and destroyed by an atomic bomb dropped by the United States Army Air Forces (USAAF) during World War II. Never had humanity witnessed an event of such great violence. The explosion wiped 90 percent of the city while instantly killing 80 000 people. Tens thousands more would later die of radiation exposure. The collective subconsciousness has yet fully recovered and the tragic historical event still haunts most citizens.

Recovering from World War II, Hiroshima was almost completely rebuilt although one section was set aside as a painful reminder of the effects of the atomic bomb. Every year, on August 6, people gather at Peace Memorial Park to assist religious services commemorating the anniversary of the bombing. This year marked the 70th anniversary of the cruelest attack orchestrated by mankind.

SUIKO, one of the country’s leading graffiti writers, takes the time to answer some questions about his career and Japan’s appreciation for urban art and its culture.

N.B. Some of the sentences’ syntax were re-worked for the reader’s better understanding. All meaning remains intact.

[Fresh Paint Gallery]: Considering the city’s heavy historical background, how was it to grow up in Hiroshima?
[SUIKO]: The house I spent my childhood at is within one kilometer of the spot the atomic bomb was dropped. Because of this, I started early on thinking about “life and death”. I think it’s a significant thing I’m sharing with the world.

[FP]: This year marked the 70th anniversary of the first atomic bomb being dropped by a US aircraft. There was a ceremony for that matter this past August at Hiroshima’s Peace Memorial Park. How has the tragedy affected or influenced the graffiti community over the years?
[SUIKO]: The atomic bomb having reduced Hiroshima to a ruin within a moment, I think people here tend to be afraid of any “underground image”. It is not easy for graffiti writers to utter a cry in this context. For my part, I express myself through the vivid and the positive, which may be in reaction of being raised in the town that has experienced the biggest violence in world history. I think some graffiti writers are influenced by it though of course they don’t express it all the same way.

[FP]: Which cultures have had the greatest influences on Hiroshima’s graffiti and street art scenes?
[SUIKO]: Street culture magazines relating of Hiroshima’s graffiti scene were rare, so we all self-taught. Some active graffiti writers in the city are enthusiastic animation maniacs so you can feel an influence from that.

[FP]: What has personally influenced your artistic career and vision?
[SUIKO]: My entrance in the world of expression was triggered by the fact my father was an illustration book author. Later, an encounter with a skateboarder had a big influence on my career. Skaters and graffiti writers live by their own original interpretation of the things they see while living with the people in the city. They often imagine visuals first, but I think the core of their resemblance is the “live free” lifestyle; no ties to rules. I started questioning myself as to who I am when I met that skateboarder.

[FP]: What place do the Japanese give to urban art in the country’s culture?
[SUIKO]: In present day Japan, there are severe rules for all things. There is also a general fear of sticking out. Therefore, it makes it difficult for the people who live by expressing themselves on the streets to fully enjoy their freedom of thought.

[FP]: What kind of politics do authorities have in place regarding graffiti and street art?
[SUIKO]: It’s thought that graffiti is the cause of all crimes in Japan. When you get arrested for graffiti, it is usual to be put in prison for a long time.

[FP]: Does your city organize any kind of festivals or events or do you have to find commissioned work and exposure on your own? Has it always been this way?
[SUIKO]: I don’t aggressively look for commissioned work. I express myself only if the desire to do so is there. Fortunately, I get to continue my work as I get help from understanding people who approve what I do and my kind of expression.

[FP]: What is it you enjoy most about traveling to paint and showcase your work?
[SUIKO]: I feel my work is complete when I collaborate with a city. I enjoy the chemistry that happens between feeling foreign and facing new walls. Above all, it’s also fun to learn about people’s activities, expression methods and ways of thinking.

[FP]: What can you say about your recent work at “O’BRA Festival”?
[SUIKO]: I was able to paint at “O’BRA Festival” thanks to my friend BINHO. I was confronted with my biggest mural yet. Me and some wonderful artists got to experience the process in which a big mural is made downtown and in a short period of time. Big murals can easily hand down a message to passers.

[FP]: You have once said in a past interview with Bombing Science that violence and desire were the real power behind graffiti. What did you mean by this?
[SUIKO]: This is NOT negative thinking. I think there is a thin line between breaking and creating and I also believe desire or will is necessary in order to accomplish big things. “Bombing” for me isn’t simply painting on the streets.”Bombing” for me, is an action that has the power to create a discernible change of opinion in a person’s way of thinking. Through my actions, I wish to break people’s common sense in a positive way. And well violence and desire are sometimes felt through graffiti’s expression. In that resides the power to change the world.

[FP]: What are some of your few upcoming projects?
[SUIKO]: I plan to participate in some live painting in Paris this year and I also have a mural project in India next January. I’m looking forward to the day I can also express myself in your town!

© All pictures courtesy of SUIKO.


IG | Website

SUIKO is a graffiti artist and designer from Hiroshima, Japan. SUIKO — the name takes its origins from some old Japanese saying — stands for “Don’t stick to common sense and live how you like.” His interest for graffiti started in high school and he started painting on walls after he graduated. His work is vibrant, bubbly and dynamic. In 2002-2003, he spent half a year in Germany. At the time, European graffiti writers were in the midst of a burst in creativity, looking for new types of expression. SUIKO’s originality has greatly taken influence from this trip. From then on, he worked on the large-scale graffiti exhibition “X-COLOR” and has since traveled all around the world to express his work. He enjoys the thought of “living on walls” all around the world. This isn’t always easy as Japan isn’t very receptive to graffiti, but in his own words: “It can also be said that I’m burning because there is adversity.”