Interview : EARTH CRUSHER

The eighteenth edition of the Under Pressure festival is coming soon. To make the wait go faster, we met with some of the artists who participated in the previous editions and talked to them  about Under Pressure and the importance of the festival in their opinion and how it has influenced or helped their careers.

La dix-huitième édition du festival Under Pressure arrive à grands pas! Histoire de vous faire patienter, on est parti à la rencontre d’artistes ayant déjà collaborés avec Under Pressure, afin qu’ils nous donnent leur point de vue sur le festival, et l’influence qu’il a eu dans leurs carrières.

Earth Crusher aims to maximize the overall return to its shareholders by controlling and dominating all life on the planet – areas of expertise in which we have a clear competitive advantage. A fundamental part of this is to deliver value while operating in a non ethical and socially inept manner, and remaining committed to short term gain.

UNDER PRESSURE: Can you tell us about y

EART CRUSHER: I believe my first Under Pressure was in 03 or 04, and first time participating in 06. This will be my 6th time painting at under pressure.

UP: This year marks the 18th edition of UNDER PRESSURE, what are your impressions and comments in the last 18 years and do you think Under Pressure has played a role in the acceptance and education of urban culture in Montreal and its evolution?
EC: Montreal is a special place, I find, when it comes to art. I’m not sure how accepted graffiti will ever be with the public as its very nature is illegal and very difficult to understand for people who don’t participate, but for the most part I think Montreal has an open mind when it comes to public art and I believe Under Pressure has played a big part in that.

UP:At a time where there is a clear commercialization of urban art, graffiti and street art, Under Pressure has maintained and stood the test of time while catering to a larger public and helping build a constant following. What do you think the secret is in the longevity of Under Pressure?
EC: The Under Pressure festival is successful for a few reasons. One of those reasons is maintaining an independent status outside the clutches of the likes of myself. Luckily for me, every artist is susceptible to the desire for higher status and fame, some of them even forfeit their opportunity for free expression as not to damage their commercial appeal, going to the length of committing a crime just to put up a sticker they copied from the internet with their signature added! People love that stuff.
But my favourite reason is the fact that the festival doesn’t pay any of their employees. I swear by this tactic and I use it all the time, although I usually have to resort to coercion for it to be effective. Somehow, Under Pressure has a caring community with willing volunteers… I’ll never understand that.

UP:You have also participated in Under Pressure’s FRESH PAINT Gallery project and have exhibited there, has your approach for the gallery been different from your approach to the festival?
EC: At the festival I try to come with a competitive approach; I want to have the best piece or production at the event. In the gallery, I’m competing more against myself; trying to push my own boundaries and explore new ideas of manipulating human perception.

UP: What consequences has the festival and the gallery had on your career and your perception of urban culture, street art and graffiti as an artist?
EC: The festival is something I look forward to every summer. It’s just a really fun thing to do and your work stays up in a strategic location all year. The Gallery on the other hand has had a big effect on my professional career as an artist and my view of the art business in general, plus it puts your work into a different sphere to be appreciated by a new audience in a way that will affect them for the rest of their lives.

Comme son nom l’indique Earth Crusher veut contrôler le monde, donner une valeur commerciale à tout ce qui nous entoure afin de nous pousser à une consommation maximum jusqu’à ce que la Terre en soit détruite.

Under Pressure: Peux-tu nous parler de ton rôle au sein du festival.
EARTH CRUSHER : Je crois que mon premier festival était en 2003 ou 2004 en tant que spectacteur, et en 2006 en tant que participant. Cette année sera la sixième année où je vais peindre pour Under Pressure.

UP: Cette année marque la 18ème édition d’Under Pressure, quel est ton regard sur ces 18 dernières années. Penses-tu qu’Under Pressure ai joué un rôle dans la réception de la culture urbaine à Montréal et dans son évolution?
EC: Je trouve que concernant l’art, Montréal est un endroit spécial. Je ne suis pas sûr de comment le graffiti serait accepté par le public s’il était, comme il devrait l’être, illégal. C’est très compliqué à comprendre pour les personnes n’y participant pas. Mais en général je pense que Montréal a un esprit ouvert sur l’art public et je pense qu’Under Pressure y est pour quelque chose.

UP: A l’heure où il y a une certaine commercialisation de l’art urbain, Under Pressure prone un accès pour tous à la culture urbaine. Penses-tu que ce soit le secret de sa longévité ?
EC : Le festival Under Pressure est un succès pour plusieurs raisons. L’une des raisons est qu’il a réussi à conserver son indépendance loin de l’influence de la commercialisation. Heureusement pour moi, chaque artiste est susceptible de vouloir plus de visibilité et de reconnaissance, ce qui pousse certains d’entre eux à refuser des opportunités à s’exprimer librement pour ne pas abimer leur atout commercial, mais par contre ils vont commettre le crime de prendre un visuel sur internet et d’y ajouter juste leur signature. Les gens aiment ça. Mais la raison principale de sa longévité, et celle que je préfère, réside dans le fait que les employés soient tous bénévoles. Je ne jure que par ça, et je l’utilise tout le temps, et j’en suis souvent contraint pour être efficace. Enfaite, Under Pressure est fait de volontaires désintéressés et enthousiastes qui donnent de leur temps sans attendre de contrepartie… Je ne comprendrais jamais ça.

UP: Tu as aussi travaillé pour Fresh Paint, approches-tu ton travail différemment selon qu’il soit destiné au festival ou à la galerie ?
EC: Pour le festival, j’essaie de venir avec un esprit de compétition. Je veux  que ma murale soit la meilleure de l’événement. Dans la galerie, je suis plus en compétition avec moi-même, j’essaie de me pousser au delà de mes propres capacités et d’explorer de nouvelles idées.

UP: Quelle conséquence/influence a eu ta participation au festival sur ta carrière et sur ta perception de la culture urbaine ?
EC : Le festival est quelque chose que j’attend tous les étés. C’est vraiment amusant à faire et ton travail reste en place l’année durant. Quant à la galerie, elle a eu un impact important dans ma carrière d’artiste et sur ma façon de voir le business en général. De plus, ça plonge ton travail dans un environnement différent ce qui lui permet d’être apprécié par un nouveau public qui sera affecté par son art pour le reste de sa vie.