Entrevue avec Crazy Apes Crew

Crazy Apes Crew UP 2011

Quand avez-vous commencé à peindre au Under Pressure en tant que Crazy Apes Crew?

La première année, c’était en 2006, on a fait la murale Samurai, il y avait Mistx, Havok, Beta et Lith, au début début. Depuis ce temps là, on a peinturé pas mal à toutes les années sauf les deux dernières. Cette année, c’est le semi grand retour.

D’où vient le nom Crazy Apes?

Crazy Apes a commencé dans le fond en 2006, la même année que la première participation au Under Pressure. On avait fait un house party avec Fezat, Havok, Beta et Lith. Ça faisait déjà un petit bout qu’on peinturait ensemble. Narc aussi était près de nous à ce moment là, puis on a décidé de former le crew. Au début, on avait le nom Crazy Art Crew qu’on avait déjà utilisé dans le passé mais qu’on avait jamais poussé trop trop. Pis à la fin de la soirée, on avait bu pas mal pis là le nom était rendu Crazy Apes. Ça nous a juste trop bien représenté et on l’a gardé depuis ce temps là.

Combien êtes vous dans le Crew?

En tout on est douze, neuf à Montréal, un à Québec, un à Gatineau et un en Europe, au Luxembourg.

Vous allez être combien à peindre cette année?

Je pense qu’on est six, cinq de Montréal et un de Gatineau à peinturer samedi et dimanche, soit Narc, Same2, Korb, Kred, Akuma et Havok et nos assistantes.

Le festival Under Pressure pour vous ça représente quoi?

Je pense qu’au début pour nous le festival Under Pressure c’est une convention de graffiti dans les premières années, c’était vraiment un évènement réputé où il fallait que tu ailles un bon niveau de peinture pour peinturer. Malheureusement, je trouve que c’est quelque chose qui c’est un peu perdu par le temps mais qui revient lentement. Mais aussi, ils laissent une plus grosse partie au street art, donc je trouve que c’est un peu moins une convention de graffiti, c’est plus un festival d’art urbain. C’est ma vision personnelle, vision que le crew partage aussi un peu.

C’est le premier évènement à Montréal qui a mis le graffiti à Montréal sur la map à une époque où c’était très marginal et c’est un des plus vieux évènements de graff aussi qui continue d’exister, c’est un bon héritage. Il y a eu une passe de temps où on a vu les gros jams qui ont tous arrêtés comme Style in Progress à Toronto et Scribble Jam à Cincinnati. Ils ont tous arrêtés dans le temps de la récession, même à Montréal comme Can You Rock et Meeting of Styles. Le Under Pressure au moins il est stable, c’est un rendez-vous annuel.

Dans quel sens est-ce que c’est différent pour vous de peindre pour Under Pressure versus dans la rue?

Pour Under Pressure, c’est un bon spot, t’es downtown. Cette année, on peut faire le mur sur deux jours, c’est quelque chose qu’on apprécie beaucoup parce que dans les dernières années, le faire avec tous les gens autour de nous et amener une murale à un bon niveau en une journée, c’est un très gros défi et ça devenait assez dur. Ça va amener du recul aussi. Un mur que tu finis à 10h le soir puis un mur que t’as le temps de te reposer pendant une nuit et de revenir le lendemain matin pour revoir tes erreurs, le résultat va être vraiment meilleur quant à moi. Donc c’est sûr que c’est quelque chose qu’est le fun avec les évènements comme ça, on a plusieurs journées et il y a tout le temps les bénévoles qui s’occupent bien de nous et des échafauds donc c’est le fun pour nous autres.

www.ca-crew.com