Recap | Beaux Dégâts #32

C’est après un mois d’absence que nous avons eu l’occasion, mercredi dernier, de nous retrouver une fois de plus à l’évènement  au caractère rassembleur et festif que sont les Beaux Dégâts. Dans cette trente-deuxième édition, les compétiteurs avaient pour thème Star de la pop. Ils ont dû fusionner la starlette qui leur était assignée à un sport extrême. Ça a donné tout un mélange! Nous avons vu une Lady Gaga en motocross  par Woodland Creatures (Aude Maeva // Mc Baldassari) qui étaient présentes à la dernière édition, une Rihanna également en motocross par Mange le Krak (Alexis Vaillancourt // Ludovic marsolais viau //Pascal Foisy Lapointe), un Justin Bieber en canoë extrême par Weirdo Wood Pickle (Frank le Pirate, Raphael BD), une Nicki Minaj en skateboard par GULABI GANG (1CULT // ANTO // GUGU, une Miley Cyrus en surf par PdS (Sacha Perez del solar et Alvaro Perez del Solar et finalement une Taylor Swift en skatebord par Astred (Jen-Max Lajoie et Zach Potvi).

Ces derniers ont illustré un personnage qui n’était pas Taylor Swift mais bien un tailleur avec marqué Swift dessus. Certains du public croient qu’il y a eu place au non-respect du thème de la soirée. Certes, malgré l’opinion de plusieurs, Astred a remporté la victoire (notamment dû au fait que leurs fans ont récolté toutes les cannes laissées sans surveillance pour remplir leur poubelle). Bienvenue dans le monde du streetart! Non seulement cette discipline était au rendez-vous, nous avons aussi eu la chance d’assister à une performance de streetdance, plus précisément de popping. Durant les trente minutes qui composent la mi-temps, Glitch Control Crew  se donnait à fond contre Dead Angle Crew afin de récolter le plus d’applaudissements possibles. Fidèle au poste, Ella Grave a su mettre le feu à la place avec ses pas de danse sur la musique de Construct ainsi que celle des guests Dj : Manzo. On vous invite déjà (eh oui!) à la trente-troisième édition des Beaux Dégâts qui se tiendra mercredi le 5 août prochain, toujours chez nos belles Foufounes Électriques. De ce fait même, nous célèbrerons l’ouverture de la semaine Under Pressure avec cet événement unique ayant pour objectif de rassembler la communauté! On vous y attend!

 

Rest in Power

It is hard to find a beginning when the shock of the news still hasn’t worn off. How can you express your grief or sense of loss when you can’t even believe the news is true… There are so many things that we can say about Sharon, stories of her success and her commitment to Under Pressure and to the team of volunteers, performers, artists and dancers who were able to work with her through out the years. Sharon was the kind of person you knew you could count on, to be there, to support the artists and music she loved and really believed in. She rarely got discouraged, and her love for the festival and those around her shone through in her devotion to putting on the best shows she could possibly do year after year. She never asked for anything in return, and had the wisdom and patience of someone who had unselfishly and whole heartedly been involved with the music scene in Montreal across decades of time.

Sharon had a vision for the festival and she had a work ethic which would not allow her to do things half way. The festivals performances grew under her care and she never backed away from doing what she knew was right for those stages. She believed in the festival but more importantly she believed in the people she worked with and would remind us of it when we needed it. Sharon always wanted to make the people who contributed their time to the event feel appreciated, and more than one time was she seen giving away her own festival shirt to a performer who hadn’t received one. She bought beer and water, she brought fury when she needed to but always checked in after to make sure everything was ok.


The 19th edition of the festival was a success and spoke to her vision of Under Pressure and what she wanted to keep doing for Montreal. Sharon was our respected colleague but most importantly she was a family member to us. This loss is profound, but she will be with us always.

 

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Beaux Dégâts Lyon – France

Thématiques

Monument Lyonnais + Bande Déssinée

Équipes

1/ Trepanos : Heta One, Koey, House , Ruan (CHAMPION)

Notre Dame de Fourvière + SIN CITY

2/ Les Bracassé : =[Lo]= , Monsta, Ekiem, Rimp

Place des terreaux + Walking dead

3/ Mitard : Cedric Georgel, BAK, Créa, Dadez

Parc de la tête d’or + Blast

Musique

DJ FLY

Expo International : Fresh Paint X Nahual

Artistes

 Gustav Balderdash (IMMUNE), Bukioe (IMMUNE),  Mr Dupont, Lapin, Brokovitch, HetaOne, Cedric Georgel, Koey One, BIM crew, RUANE et bien d’autres encore !!

 

Issue de l’association Los Plumberos Ambulantes qui vient tout juste de fêter ses 5 ans, la galerie Nahual existe avec pour unique objectif le partage de créations multidisciplinaire allant de l’art visuel au théâtre en passant par la musique.

Cette exposition disponible durant deux mois à LYON  met en avant un lieu culturel itinérant, Fresh Paint Gallery.  Présenté par la convention de graffiti Under Pressure qui a pour objectif de promouvoir les différents éléments de la culture urbaine. Grâce au travail de nombreux bénévoles, nous activons des espaces vacants à Montréal pour faire la promotion d’artistes locaux et internationaux. Notre objectif principal étant d’établir une nouvelle génération d’artistes issus de la culture pop.Pour cela nos expositions sont largement influencées par les mouvements du graffiti et du street art. Sol, murs et plafond sont autant de supports utilisées pour offrir une expérience immersive dans l’univers créatif des artistes.

Fresh Paint développe son rayonnement international avec une exposition au multiples dimensions dont nous avons le secret ! Les artistes locaux et internationaux que nous avons invité ont collaborer pendant 4 jours pour produire une exposition directement sur les murs de la galerie Nahual.

Artistes Français et européens sont réunis avec la volonté à recouvrir la galerie Nahual de A à Z sur la thématique de l’esquisse, du sketchbook. Nous vous invitons  au cœur de la genèse de la création ou toute idées et imageries trouvent leurs formes .

 

 

 

 

Expo International : Fresh Paint X Art by Friends

 

Durant les mois de Janvier et Février 2014 une collaboration unique entre deux initiatives culturelles inspirés par les arts de rues a vu le jours. :

> Art by Friends (Annecy -France)
> Fresh Paint Gallery / Under Pressure (Montréal-Canada)

Montréal part à la rencontre d’Annecy à la frontière Franco/Suisse grâce à une exposition sans précédente dans le paysage culturel du bassin Annecien. Pour l’occasion nous avons rassemblé 20 artistes internationaux issus de milieux diverses et variés. Du tatou au design graphique en passant par le street art et le graffiti, cette exposition offre une explosion visuel qui démontre le talent de la nouvelle génération des artistes d’ici et d’ailleurs.
Français et Canadiens ont produit des oeuvres uniques sur un support papier au format A2 avec pour sujet les symboles et la culture Française et Canadienne.

Artistes Canadien : Eric Clement, Isaac Holland, Hoarkor, Miss Me, Gawd, Earth Crusher, Carolina Espinosa, Adida Fallen Angel, Regimental Oneton, MonstR

Artistes Français : Morte, Mosca, Maximilien Minsk, Olivier Ploux, Tougui, Brokovitch, Yona, Monsieur Yoh, Jean Christophe Teyssier, Rylsee

Beaux Dégâts #15

 Recapitulatif Vidéo du dernier Beaux Dégâts

 

INVITÉ SPECIAL DE CETTE 15eme EDITION : RAW RECORDS !!

https://soundcloud.com/raw-records

 

 

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Entrevue : Mateo

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Après son master en Arts Plastiques à l’Université de Toulouse, l’artiste Français, Matéo, s’envole pour Montréal afin de poursuivre ses études et travailler. Son premier contact avec la galerie Fresh Paint, se fait lors d’une soirée Beaux-Dégats qu’il rempote. L’artiste participe ensuite au Festival Underpressure, avant d’investir nos murs pour notre exposition d’Automne.

 

Après avoir passé trois ans à Montréal, l’artiste à parcours l’Amérique Latine pendant plusieurs mois. L’exposition qu’il présente à la galerie, relate le récit de son voyage. Entretient avec l’artiste, où il nous parle de ses inspirations, ses rencontres, les différences de pratique en galerie et en extérieur.
Fresh Paint: Tu as aussi bien travaillé pour Under Pressure que pour la galerie, comment abordes-tu ton travail en fonction qu’il soit destiné à la rue ou à un espace fermé plus institutionnel ?
Matéo: Quand je peins dans la rue, j’utilise toujours la même technique qui est d’improviser un fond coloré pour ensuite y intégrer des personnages grâce au stencil. Si je n’ai pas de temps, cela peut simplement être un stencil en noir sur un mur.
Travailler en intérieur oblige à penser différemment, à prendre possession de l’espace, harmoniser les éléments ou mettre en valeur des tableaux, il est aussi possible d’utiliser d’autres matériaux, comme des collages, des objets, du bois. Par contre on ne peut pas choisir son mur, alors que la rue laisse cette libertée et me permet de trouver de vieux murs usés, avec de la texture et des trace du passé.

Dans les deux cas, je laisse une part d’improvisation à la peinture, mais encore plus dans la rue, cela permet d’essayer de nouvelles choses.

 

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FP: Tu as beaucoup voyagé notamment en Amérique Latine, que-t’on appris tes voyages et comment ont-ils influencés ton œuvre ?
Matéo: Avant mon voyage je peignais simplement des stencils en noir et blanc car j’aimais le contraste que cela donne. L’Argentine et le Chili m’ont ouvert les yeux et fait comprendre que l’on peut expérimenter bien plus de choses grâce à la couleur, la composition, la répétition de motifs…

Le fait que peindre dans la rue soit légal et accepté aide beaucoup car on peut prendre son temps pour expérimenter, on est libre de faire ce que l’on veut et les gens nous encouragent à mettre de la couleur dans la ville.

J’ai eu la chance de peindre avec des artistes locaux et me suis rendu compte qu’ils avaient un background artistique classique de dessin et de peinture, il ne viennent pas tous du graffiti mais considèrent la rue comme un canvas qui permet de s’exprimer artistiquement et de le partager avec les gens du quartier.

Le choix de matériel est aussi plus large, ils utilisent beaucoup de peinture latex au rouleau pour peindre les masses de couleurs, ensuite le spray pour les détails. C’est un choix économique pour faire de grandes pièces et ne pas se limiter dans les couleurs.
FP: Adaptes-tu tes œuvres en fonction des pays dans lesquelles elles sont réalisées?

Matéo: De ma passion pour les voyages j’essaie de me nourrir d’autres cultures qui pour moi font la richesse de notre monde.  Je ne m’implique pas politiquement mais culturellement, le but étant d’acquérir des connaissances pour les partager à travers l’art. Par exemple j’intègre des symboles Inca ou pré-colombien dans mes peintures. A chaque voyage je me balade dans les bazars pour récupérer de vieilles revues ou livres que je ré-utilise ensuite, je prend aussi des photos de statues ou monuments qui m’inspirent, comme une quête de ressources visuelles.

 

 

FP: En plus des voyages,  tu as un large panel de référence dans ton art (littérature, religion/spiritualité, identité) mais on sent surtout l’importance du souvenir. Considères- tu ton travail comme un carnet de voyages, un témoignage des expériences auxquelles tu es confronté, une façon de réflechir,d’analyser ce que tu vis au quotidien ?

Matéo: Biensur les expériences que je vis se retrouvent quelque part dans mon travail, la peinture est un moyen de s’exprimer et raconter son histoire en quelque sorte. J’aborde des thèmes de façon humaniste et tente de réunir les gens, des sentiments qui sont communs à toute personnes, comme le souvenir, l’identité… Après je le fais à ma manière mais il me semble que les gens perçoivent ces sentiments et ressentent quelque chose. Je n’aime pas le principe de religion institutionnalisée et tout le mal que ça peut causer, mais plutôt le fait de croire en quelque chose, d’avoir une spiritualité à soi et ne pas s’enfermer dans un monde trop matériel. En peignant je cherche des éléments à intégrer, par exemple des mots, que je prends dans des livres autour de moi, des symboles ramenés de voyages, des phrases dans n’importe quelles langues, on peut dire que cela fonctionne comme un carnet de voyage. Ces morceaux de vie viennent d’un peu partout, et la personne qui regarde une oeuvre trouvera certainement des choses qui attire son attention ou qui lui rappelle quelque chose de sa propre histoire.

 

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FP:  Question plus technique, les images que tu présentes (en photos ou bien celles utilisés pour tes pochoirs), sont-elles des montages, des dessins ou des images de personnes que tu as rencontrés dans tes voyages ?

Matéo: C’est un mélange de tout ça mais je travaille principalement à base de photos pour créer mes stencils, je les trouve dans les vieilles revues accumulées, parfois sur internet, ou bien je demande à un photographe si je peux utiliser une de ses photos. Donc ce ne sont pas des personnes que je connais, je porte plus attention aux expressions, à la lumière, à la position du modèle. Il m’arrive aussi d’utiliser des photos de voyage, mais rarement de personnes.

Je modifie aussi les images en faisant des découpages, des collages, des superpositions, c’est tout un travail de recherche avant de produire le pochoir.

A coté du street art je travaille beaucoup le collage, donc assembler plusieurs photos pour en créer une nouvelle, ça aide bien et j’essai de mélanger cette pratique avec la peinture. Puis les collages, ça peut aussi se faire dans la rue !

ENTREVUE : ÉCRITE PAR MARINE CAGNIET

 

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